Bonjour.
Voici une japonaiserie qui pourra plaire à SEY.
Présentation de l’éditeur : La pierre et le sabre.Personnage historique devenu héros légendaire, Myiamoto Musashi a inspiré à Eiji Yoshikawa ce fabuleux roman qui est l'Autant en emporte le vent du Japon. (Les deux ont été publiés à la même époque 1937)
Qui était Musashi ? A vingt ans, un jeune homme insupportable, véritable petit coq de combat, qui ne rêvait que d'en découdre et pour qui le maniement du sabre était un but en soi. Puis il croisa un maître, un moine, et sa vie en fut transformée. Non qu'il cessât de parfaire sa science des armes, de parcourir les routes, poursuivi par tous ceux que son audace, sa diabolique habileté, son incroyable sang-froid rendaient fous de rage. Mais cette vaillance, il avait compris qu'elle n'était qu'un moyen de parvenir à la sagesse, de dominer les forces du mal. Avec pour alliée et amante, toujours présente et discrète, la douce Otsù qui l'exalte, le réconforte … et l'empêche de tomber dans les pièges que d'autres femmes ne cessent de lui tendre.
Histoire de cape et d'épée, d'amour et d'aventures, La Pierre et le Sabre est un authentique témoignage sur la vie des japonais au XVIIe siècle : les samouraïs bien sûr, cette aristocratie militaire, et surtout le petit peuple (Marchands, artisans, paysans, moines guerriers) truculent, mais aussi étonnamment instruit, sensible à l'art et à la poésie.
La parfaite lumière. Dans La Pierre et le Sabre nous avons vu Musashi, arrogant bretteur de village, devenir un des grands maîtres du sabre et s'engager sur la voie de la sagesse, en compagnie du moine Takuan et de la douce Otsu.
Dans La Parfaite Lumière nous retrouvons la trame complexe et limpide de cette gigantesque tapisserie, et suivons chacun des fils de l'intrigue. Ainsi apprendrons-nous comment se résolvent les longues amours contrariées d'Otsu et Musashi, ce qu'il advient de la haine passionnée de la vieille Osugi pour notre héros, et quelle sera l'issue de la rivalité entre Musashi et Kojiro, son plus redoutable adversaire. Au sortir de ce combat de titans, le vainqueur abordera enfin de LA PARFAITE LUMIERE.
Prodigieuse épopée ! Le grand art du conteur populaire que fut YOSHIKAWA s'applique ici à un personnage hors du commun. Un grand roman autour d'un héros inoubliable.
Mon commentaire : Pour ceux qui aiment le style de la littérature Japonaise, peut-être connaissez-vous
Eiji Yoshikawa ? Cet auteur de la littérature japonaise a été au Livre ce qu’est
Akira Kurosawa (
les sept samouraïs) au Cinéma "
Un Géant" et ce n’est pas la taille de ses deux pavés (1400 pages en un seul volume et cent vingt millions d’exemplaires publiés au Japon) qui infirmeront ce constat.
"LA PIERRE ET LE SABRE" & "LA PARFAITE LUMIÈRE"
J'ai adoré (
c'est à dire que j'ai lu l'histoire plusieurs fois, à recommander pour une personne qui n'a rien à lire le Vendredi et veut occuper son week-end).
Il faut savoir que Myiamoto Musashi a bel et bien existé au 17em siècle sous le Shogunat de Tokugawa Ieyasu, et qu’il incarne pour tous les japonais le héros national.
Eiji Yoshikawa se permet pourtant d’enjoliver la réalité du personnage ; Myiamoto Musashi apparaît pratiquement parfait, une romance toute en nuance pudique vient se greffer sur l’histoire pour en faire un héros bien propret. En fait le personnage était tout autre, cradingue comme un poux car il craignait l’eau surtout pour se laver, batailleur et osant frapper par derrière quand son intérêt immédiat l’exigeait, violeur et sans aucune manière avec les femmes, poivrot de l’aube au crépuscule (Tout du parfait gentleman, comme diraient nos amis So British, et un peu comme François Villon (poète français du 16siècle), poète, gueux, voleur et assassin à ses moments perdus).
Alors pourquoi est-il devenu héros de l’Empire du Levant ?
Parce que malgré tout, il fut l’un des plus grands escrimeurs de l’histoire du Japon, et qu’il écrivit à la fin de ses jours le livre "
Gorin-No-Sho" (
Cinq Roues ou Cinq anneaux). Manuel et réflexions sur l’art du code Bushido et la voie du Sabre. A la fin des années 1930, ce livre était dans tous les paquetages des soldats nippons pour les exhorter à la bravoure et au dépassement de soi.
Il y a deux passages qui révèlent beaucoup de choses sur la philosophie du code Bushido des samouraïs, même s'ils sont banals en première lecture.
Un jeune élève d'une école de sabre désire obtenir une leçon d'escrime d'un maître confirmé ; en retour il reçois une Pivoine Blanche fraîchement coupée pour toute réponse (
à lui de définir, le message). Furieux, il demande si c'est tout ce qu'a dit le maître ? On lui répond "
oui", il part convaincu que le maître n'a qu'une réputation surfaite, tandis que Musashi en quête de la parfaite lumière, ramasse la pivoine, et parvint à déchiffrer le message, et ce, rien qu'en observant la coupe de la tige ; il en tire la seule conclusion : qu'il lui reste encore à acquérir plus d'expérience et de sagesse avant de revenir demander une audience au vieux maître.
Le deuxième passage mets en scène cinq rônins prétentieux qui veulent provoquer Musashi alors qu’il achève son repas. Sans se départir de son calme, juste gêné par le vol de cinq mouches, il gesticule une chorégraphie de sa main droite qui tient toujours ses baguettes et dépose devant chaque rônin une mouche morte avant de quitter l’auberge. (
C’est déjà coton de manger avec des baguettes, si en plus il faut attraper les mouches avec, cela risque vraiment de devenir galère).
J'aime bien aussi l'allégorie sur les artisans qui se chargent de redonner du tranchant au Katana, (
sabre japonais) "
Des polisseurs d'âmes".